Tous les palmiers de Mexico

par sof le 6 Jan 2009

Dans un monde idéal, je me pousserais. Là là. La semaine prochaine. Congé sans solde.
Je finirais d’écrire ma série de là-bas, bercée par le rire de P.kitita qui me manque tellement.
Je pourrais sous-louer mon appart’, pour les deux-trois mois que je serais partie. Lucie passerait des super vacances dans le bois avec son cousin Olek, et au travail, la terre continuerait de tourner sans moi.

À mon retour («M’a prendre le métro jusqu’à Beaubien»), ce serait le printemps, presque. Un printemps prometteur, avec une sortie de livres à planifier, et pas le temps de trop penser, ni de se retourner vers ce qui se passait aujourd’hui, ou hier. Il y a six mois, il y a un an («Il y a un siècle, il y a une éternité»).

«Le monde idéal, ma chérie, c’est toi qui le fabrique.» Je ne sais plus qui disait ça, mais c’était manifestement quelqu’un qui m’appelait «ma chérie». Ou alors c’était dans un film, mais là n’est pas la question.
Mon monde idéal, il se peut ptêt à Montréal.

Ma petite chambre presque-parfaite-sinon-ce-serait-trop dans mon petit appartement pas à moi mais-presque-parfait-parce-que-parfait-ça-se-peut-pas, Lucie le chien qui soupire en s’installant dans son panier parce que je viens de lui demander de descendre du divan, mes amis merveilleux sans qui je ne serais rien à quelques pas (un peu plus par grand froid), pas tant d’argent que ça mais pas dans le besoin non plus «achète une paire de bottes en moins par mois pis tu vas être correcte», Montréal que j’aime même quand je la déteste (les fois où elle est trop petite et me force à dés-oublier qui je devrais), la satisfaction que j’ai certains matin d’être moi et pas cette autre fille dans le métro.
Et puis, surtout, quand tout semble chier, au moment où j’envisage le Mexique («et je perdrai ces souvenirs, et je retrouverai ce sourire»), et que je me retourne pour arrêter de regarder en arrière et avancer (on remercie un ami-merveilleux-sans-qui-je-ne-serais-rien pour pour le conseil), un «I missed you too, crazy girl» qui fait plus d’effet qu’il serait supposé.

Sept mots qui font envie de donner une chance à Montréal, et au futur.

Cinquième nuit d’insomnie, tendinite et parenthèses

par sof le 31 Dec 2008

L’avantage d’avoir un ami-et-plus (on remarque ici le changement de statut de monsieur Let’s-just-try-to-be-friends) qui habite à deux minutes de chez soi, c’est qu’on peut le texter à 2h55 du matin pour un booty-call (d’où le «et plus» dans le «ami-et-plus») ou pour une discussion (d’où le «ami» dans le «ami-et-plus»), et se faire livrer ou aller chercher la chose désirée dans l’instant.
Une relation micro-ondes. Pratique, rapide et qui n’attache pas dans le fond (mettons).

Sauf que cet ami-et-plus en question n’attend pas qu’on le sonne, comme un pompier dans sa caserne (et c’est bien dommage).
Faute de grives, on mange des merles. Ma tendinite me fait souffrir, et plutôt que de discuter de n’importe quoi avec quelqu’un (lui) qui me caresse la hanche (droite), j’ai pris mon ordi pour écrire ceci.

That’ll do. (Ou pas)

La conversation du jour, ou sexe, rénos et rock n’roll

par sof le 29 Dec 2008

«Sont beaux tes joints de silicone, moi je suis nul là dedans.
- C’est facile pourtant: faut pas avoir peur d’utiliser ses doigts, avoir un geste assuré, mais surtout SURTOUT mettre beaucoup de salive.
- …
- … Ouais. C’est comme pour faire une bonne p…
- Je vais te laisser faire, alors, moi je vais…
- Voilà.»

Un somme nie

par sof le 29 Dec 2008

3h15.

Je travaille demain, et je ne dors pas. Évidemment.
Ça fait deux nuits que j’insomnise, mais quand faire la grasse matinée le lendemain n’est pas une option, c’est tout de suite moins drôle.
Du coup, j’ai fini l’installation de ma «nouvelle» salle de bain, refait les joints de silicone au préalable effectué par un manchot ou un attardé mental. Un mur repeint, un nouveau miroir installé, des étagères posées, des nouveaux joints… je suis contente (voyez comme je suis facilement contentable.)
Sauf que ça manque de nouvelle céramique (voyez comme je suis exigeante).
Mon dessus de comptoir de salle de bain a été fait par le même gars des joints de silicone. Pareil pour le plancher de la douche: je manque de perdre un orteil à chaque fois que je me lave, un doigt à chaque fois que je m’appuie (et Dieu sait si je m’appuie).

À «go», mon âme n’aura donc pas de repos tant que je n’aurai pas posé de la nouvelle céramique.

Go.

Leçon numéro 24

par sof le 25 Dec 2008

Le meilleur moyen de passer de bonnes fêtes: les ignorer.

C’est comme si un hélicoptère…

par sof le 24 Dec 2008

Tantôt, je suis allée chercher un cadeau pour l’ami-voisin au petit magasin de cossins près de chez moi, où je vais tout le temps pour des cossins.
La meilleure place en ville pour trouver des cadeaux. Un protège-banane, un porte-clés, une sacoche, un réveil-matin, un caleçon mangeable, un bloc-note cute… bref. Des cossins.
La dernière fois, c’était pour acheter le cadeau de fête de J.S., et j’étais avec mon «ami». Le vendeur lui avait montré l’hélicoptère téléguidé. «You don’t have any idea on how cute you are right now, do you?» je lui avais dit, alors qu’il regardait l’engin évoluer dans le magasin.

Ce soir, donc, je cherchais un cadeau pour Aymeric, le vendeur m’aidait à trouver ce que je voulais:
«Pour ton ami, c’est ça que tu cherches. Et pour ton chum… ajoute t-il en allant me chercher l’hélicoptère, voilà!
- … euh… je…
- Il va te dire qu’il t’aime avec ça, c’est sûr.
- Ok je vais le prendre.»

J’aurais pu répondre «oui mais non, on est juste amis, du coup je m’en fous un peu qu’il me dise qu’il m’aime» mais à la place, j’ai choisi rouge.

2009 s’annonce bien.

Doom

par sof le 18 Dec 2008

L’an passé, à la même époque, je ne pensais pas pouvoir être plus mal.

Je n’aurais pas dû parier.

Trop de voyelles, ou la conversation du jour

par sof le 17 Dec 2008

Dans la cuisine de la job. Une fille qui travaille avec nous que je connais à peine (à priori enceinte de pas trop long) est là. Ge et moi rentrons dans la pièce. Elle s’extasie sur le ventre de l’autre.

«OoooooOOOOoooooh! Hiiiiiiiiiii! OoooOOOOOuuuuuh! Ça commence à paraître! AlloooOOOoo! *Touche le ventre de la fille* Regarde Sof, ça commence à paraître! OoooooOOOoh!
- … *Lève un sourcil* … *Tente un sourire, et rate lamentablement*»

Devant tant d’enthousiasme, la fille quitte la cuisine.

«Ben là, tu pourrais AU MOINS faire semblant d’être contente.
- Pourquoi? C’est juste un ventre gonflé, là… C’est pas comme si c’était un tas de puppies!
- Tu me désespères.
- Ben là! Je vais pas m’extasier, calisse! J’ai un Q.I.!
- …
- Des puppies, ÇA c’est cute! Le ventre d’une fille je connais pas, non, pas vraiment.
- Mais c’est comme des puppies, mais en plus cute!
- WHAAAT?!? Plus cute que des puppies? N’importe quoi.
- Oui… c’est le meilleur moment dans la vie d’un enfant; ça ne pue pas, ça ne vomit pas, ça ne chie pas, ça ne pleure pas et ça ne parle pas!
- Pareil… ça reste JUSTE un ventre…
- Quand tu vas être enceinte, je vais pas m’extasier devant ta bedaine.
- Ben j’ESPÈRE!
- … Non, je vais y parler TOUT LE TEMPS *Parle à mon ventre*
- Une chance que c’est pas demain la veille…»

Today Otarie saved my life

par sof le 15 Dec 2008

Tsé quand tu feel pas, pis que ton iTunes t’en veux?
Voici mon shuffle de ce matin:

Et enfin, ENFIN:

Vite de même…

par sof le 9 Dec 2008

Lorsque vous avez quelque chose à faire… un travail, le ménage, rendre visite à une vieille tante folle, réviser pour un examen, ou écrire une série, mettons…
Est-ce que vous aussi, vous êtes satisfaits rien que d’y penser, et considérez que c’est alors déjà la moitié de faite (et je parle ici d’une vraie satisfaction du devoir accompli, là… du genre de celle qui mérite un bain pour se délasser), ou c’est juste moi?