Articles classés 'Mes amis, mes emmerdes' ↓

Fenêtre-réalité

Mon amoureux aime regarder par la fenêtre pour épier les voisins (ne lui dites pas que je vous l’ai dit). C’est son Jon & Kate + 8 à lui. Il me fait souvent part de ses observations. Hier, il me dit, inquiet:

« Il y a quelque chose de bizarre avec l’immeuble en face.
- Ah bon ?
- Oui. Ça m’inquiète… »

On peut dire qu’il a le sens du teasing. Moi qui d’ordinaire me fout du monde, ça me préoccupe aussi, du coup.

« Pourquoi ça t’inquiète?
- Il y a beaucoup d’enfants…
- Oui, et… ?
- C’est inquiétant. Le matin - tu peux pas savoir parce que tu dors encore - y a des gens qui apportent des enfants… y a tout le temps plein d’enfants…
- …
- Pis le soir, y a des gens qui viennent les chercher, mais je sais pas si c’est les mêmes…
- …
- Ça doit être un genre de trafic ou je sais pas quoi…
- Ou une garderie.
- … Tu penses ?
- Oui c’EST une garderie.
- Tu PENSES que c’est une garderie, ou tu SAIS que c’est une garderie?
- Je SAIS que c’est une garderie.
- Oh. Mais y a pas d’enseigne… c’est peut-être une garderie CLANDESTINE, c’est pour ça qu’il y a des gens avec des valises aussi, des fois…
- OU une garderie en milieu familial.
- Tu PENSES que c’est une garderie en milieu familial, ou tu SAIS que c’est une garderie en milieu familial ?
- Viens donc regarder Jon & Kate + 8, Jon a trompé Kate, ça va pas bien. »

Il vient s’installer à côté de moi, finalement un peu déçu du dénouement de son histoire de traite de kids. Sa blonde est plate, parfois.

« Pourquoi ils ont autant d’enfants ?
- Parce qu’ils font du trafic.
- Pour VRAI ?
- Non.
- Pffffff… J’aime pas cette émission. »

Lancement de nains livres

Bon, c’était ce soir, hier, tantôt… et ça c’est bien passé. Je vais pouvoir arrêter de vous emmerder avec ça. Mais attendez voir que je voie mon bébé en magasin, je vais vous en parler pendant 3 semaines…

La conversation du jour, ou des joies d’être papa

«La vie est une tartine de marde qu’on doit ingurgiter tous les matins à jeun» disait ma grand-mère, bien plus poète à ses heures que la mère de Forrest Gump (et après on se demandait d’où me venait ma dépression). Monsieur Seb mange sa tartine tous les matins avec le sourire…

Monsieur Seb: Chouette, Jack est en train de me produire une de ces couches, ma chère! :D
.Sof. - Petit Loup Botté: OK c’est à ce moment là que tu me perds… les histoires de couches…
Monsieur Seb: :D Ça viendra ben assez vite!
.Sof. - Petit Loup Botté: J’espère pas. Le flo oui, mais l’émerveillement devant les fluides corporels, non.
Monsieur Seb: Je m’merveille pas Sof, mais un moment donné, quand ça déborde pis que ça chlingue, t’es aussi bien d’en rire…

Dr. Google

Tout à l’heure, j’ai eu un accès de fièvre inexpliqué.
C’est du moins l’avis de mon amoureux. Je continue de penser que la température ambiante a baissé subitement pour une raison inexpliquée, et que, pour une raison encore plus inexpliquée, lui était immunisé à ce froid sibérien, et moi non, mais bon, rendu là, c’est sa parole contre la mienne.

«Tu feras moins le malin, quand tu rentreras de travailler demain matin, et que tu me trouveras morte dans le lit», je l’ai menacé avant qu’il ne parte après m’avoir assuré que je n’allais pas mourir.

C’est quand même assez redondant, quand on y réfléchit, ce nombre de gens se croyant médecins qui pullulent autour de moi. «Mais non t’as pas le cancer», «Ton utérus va très bien», «Tu ne vas pas mourir», «C’est normal que ça fasse mal», «C’est juste ta baleine de soutien gorge qui est sortie, c’est pas un souffle au coeur»…
Le seul qui me comprend, c’est Google.
Lui, il prend mes symptômes au sérieux, et me prédit une mort atroce chaque fois que j’ai la plante de pied qui pique ou le doigt qui remue sans raison apparente.

C’est pas parce que j’en ris que c’est drôle, cela dit.

La conversation du jour, ou de ma mysanthropie

«Toi, toute façon, t’aimes personne.

- En effet. Mais bon, toutes les chances sont contre moi, le monde est quand même peuplé d’un bon 90% de cons.

- C’est un vrai plaisir de se réveiller avec toi le matin.»