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Quand t’en as vu trois, tu les as tous vus

Il y a trois feux d’artifice qui valent le coup d’être vus, dans ta vie entière:

1. À 5 ou 6 ans, à cheval sur les épaules de ton papa, avec une crème glacée à la pistache qui coule sur tes doigts et dans ses cheveux. Il te demande «Ça va, t’as pas peur?» et tu réponds que oui même si c’est faux pour qu’il te prenne dans ses bras en cachant tes oreilles avec sa main. Précieux.

2. Autour de 15 ans, allongée sur l’herbe avec tes amis et assez de pétards qui tournent pour avoir l’impression que des météores vont te tomber dessus chaque fois qu’il y en a un qui explose. C’est comme si c’était la plus belle chose que tu voyais de toute ta vie et tu dis des choses profondes et inspirées comme «Wooooooow! T’as vu? Oh lui lui lui! Wow c’est comme si le ciel, il était… woooow!! C’est comme… Tu vois ce que je veux dire?»

3. Quelques années plus tard, à bord d’une caravane abandonnée dans le jardin de ses parents à lui. Coït. Feu d’artifice majeur, dont vous reparlez dix ans d’amitié plus tard, en avant d’un petit-déjeuner-saucisses sur l’avenue Mont-Royal. «Tu te souviens de la fois de la caravane? T’avais vu des feux d’artifices…»

Les autres sont tous des variations plus ou moins réussies des sus-cités et ne valent pas la peine d’être mentionnés. Pas de quoi fermer un pont.
Vous voyez où je veux en venir, hein?

QUI va voir les feux d’artifices?, je me demandais hier, essayant désespérément de me rendre à un party malgré la circulation qu’occasionne la fermeture du pont Jacques-Cartier. Qui veut voir ça, à part des gens de pas Montréal qui s’en viennent envahir ma ville avec leurs Crocs et leur linge à carreaux? Ça fait pas loin, Terrebonne/Montréal aller-retour, pour aller voir une couple de pets enflammés sur fond de Céline Dion? Sérieux?
Lisez un livre, bordel, mettez un DVD, allez vous taper un bon petit repas à la terrasse d’un resto, fourrez, que sais-je…
Je ne comprends pas le thrill de s’installer au milieu de milliers d’autres tarlas avec une chaise pliante, une couverture pis une glacière à bières pour admirer six pétards et huit cierges magiques exploser en même temps. J’ai du mal à concevoir la nécessité de bloquer le pont qui me relie comme un cordon ombilical à ma ville pendant que je suis en punition sur la Rive-Sud.
Surtout si je suis pognée du mauvais bord.

Les feux d’artifices, c’est comme la finale d’Iron Man dans la vraie vie, mais sans Iron Man. C’est comme regarder du porn sans pouvoir se crosser. Ça finit toujours par un mélange de frustration et de déception. Tu sais pas si c’était bien ou pas (parce qu’avoue-le, t’y connais rien, en pyrotechnie) et tu rentres chez toi comme un con, en te sentant comme si t’avais gagné des places pour un concert de musique stochastique.
Tu voudrais faire quelque chose de grandiose pour marquer le coup, mais tu fais jamais quelque chose de grandiose, donc tu rentres chez toi et tu t’endors en te disant que la semaine prochaine, il faudra arriver plus tôt pour mieux avoir de meilleures places.

Moi, ça me déprime, les feux d’artifices.

Parlons romance…

Difficile de remettre un peu de vie ici après le dernier billet pas mal relativement dark.
Je pourrais vous parler de plein de trucs, genre ce nouveau roman en cours d’écriture, de… (ouais non, je pourrais pas vous parler de ça). Je vais plutôt y aller d’une charmante analogie qui m’est venue en tête récemment.

En ce moment, je force mon amoureux à regarder Sex And The City avec moi. Comme tous les hommes, au début, il rechignait, mais maintenant il aime ça et c’est presque lui qui insiste pour qu’on en regarde un épisode (OK, j’exagère un peu, là). L’analogie est facile et extrêmement vulgaire, mais il faut la faire: Sex And The City est aux goûts masculins ce que la sodomie est à la sexualité féminine.

Aaaaaaaaaaaaaand… she’s back!

Fenêtre-réalité

Mon amoureux aime regarder par la fenêtre pour épier les voisins (ne lui dites pas que je vous l’ai dit). C’est son Jon & Kate + 8 à lui. Il me fait souvent part de ses observations. Hier, il me dit, inquiet:

« Il y a quelque chose de bizarre avec l’immeuble en face.
- Ah bon ?
- Oui. Ça m’inquiète… »

On peut dire qu’il a le sens du teasing. Moi qui d’ordinaire me fout du monde, ça me préoccupe aussi, du coup.

« Pourquoi ça t’inquiète?
- Il y a beaucoup d’enfants…
- Oui, et… ?
- C’est inquiétant. Le matin - tu peux pas savoir parce que tu dors encore - y a des gens qui apportent des enfants… y a tout le temps plein d’enfants…
- …
- Pis le soir, y a des gens qui viennent les chercher, mais je sais pas si c’est les mêmes…
- …
- Ça doit être un genre de trafic ou je sais pas quoi…
- Ou une garderie.
- … Tu penses ?
- Oui c’EST une garderie.
- Tu PENSES que c’est une garderie, ou tu SAIS que c’est une garderie?
- Je SAIS que c’est une garderie.
- Oh. Mais y a pas d’enseigne… c’est peut-être une garderie CLANDESTINE, c’est pour ça qu’il y a des gens avec des valises aussi, des fois…
- OU une garderie en milieu familial.
- Tu PENSES que c’est une garderie en milieu familial, ou tu SAIS que c’est une garderie en milieu familial ?
- Viens donc regarder Jon & Kate + 8, Jon a trompé Kate, ça va pas bien. »

Il vient s’installer à côté de moi, finalement un peu déçu du dénouement de son histoire de traite de kids. Sa blonde est plate, parfois.

« Pourquoi ils ont autant d’enfants ?
- Parce qu’ils font du trafic.
- Pour VRAI ?
- Non.
- Pffffff… J’aime pas cette émission. »

Dans la tête de moi

Mon premier billet sur Epizzod.com est à lire ici.

Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas écrire

C’est maintenant certain, mes archives sont perdues.
Huit ans, quand même… Mais bon, c’est pas grave, on tourne la page et on passe à autre chose. «Clean slate», comme dirait l’autre. (On l’aime pas tellement, d’ailleurs, celui-là)

Une nouvelle vie qui commence. Une série qui sort (mercredi… je vous l’ai dit?), une démission (j’en ai encore mal à la tête à cause du coup - de tête), un nouveau job (qui sait?), un nouveau vélo (magnifique), des résolutions (faire du vélo, retourner au gym), un voyage (pour voir si j’aime voyager), et surtout (surtout) mon appart’ qui est devenu notre appart’.

C’est vrai, je ne vous ai jamais raconté le voyage à New York. Un jour, je le ferai.

La conversation du jour, ou des joies d’être papa

«La vie est une tartine de marde qu’on doit ingurgiter tous les matins à jeun» disait ma grand-mère, bien plus poète à ses heures que la mère de Forrest Gump (et après on se demandait d’où me venait ma dépression). Monsieur Seb mange sa tartine tous les matins avec le sourire…

Monsieur Seb: Chouette, Jack est en train de me produire une de ces couches, ma chère! :D
.Sof. - Petit Loup Botté: OK c’est à ce moment là que tu me perds… les histoires de couches…
Monsieur Seb: :D Ça viendra ben assez vite!
.Sof. - Petit Loup Botté: J’espère pas. Le flo oui, mais l’émerveillement devant les fluides corporels, non.
Monsieur Seb: Je m’merveille pas Sof, mais un moment donné, quand ça déborde pis que ça chlingue, t’es aussi bien d’en rire…

Dr. Google

Tout à l’heure, j’ai eu un accès de fièvre inexpliqué.
C’est du moins l’avis de mon amoureux. Je continue de penser que la température ambiante a baissé subitement pour une raison inexpliquée, et que, pour une raison encore plus inexpliquée, lui était immunisé à ce froid sibérien, et moi non, mais bon, rendu là, c’est sa parole contre la mienne.

«Tu feras moins le malin, quand tu rentreras de travailler demain matin, et que tu me trouveras morte dans le lit», je l’ai menacé avant qu’il ne parte après m’avoir assuré que je n’allais pas mourir.

C’est quand même assez redondant, quand on y réfléchit, ce nombre de gens se croyant médecins qui pullulent autour de moi. «Mais non t’as pas le cancer», «Ton utérus va très bien», «Tu ne vas pas mourir», «C’est normal que ça fasse mal», «C’est juste ta baleine de soutien gorge qui est sortie, c’est pas un souffle au coeur»…
Le seul qui me comprend, c’est Google.
Lui, il prend mes symptômes au sérieux, et me prédit une mort atroce chaque fois que j’ai la plante de pied qui pique ou le doigt qui remue sans raison apparente.

C’est pas parce que j’en ris que c’est drôle, cela dit.

La conversation du jour, ou de ma mysanthropie

«Toi, toute façon, t’aimes personne.

- En effet. Mais bon, toutes les chances sont contre moi, le monde est quand même peuplé d’un bon 90% de cons.

- C’est un vrai plaisir de se réveiller avec toi le matin.»

Tout nouveau

Après je-ne-sais-pas-combien de temps d’absence, Zerotom est de retour.
Malheureusement, j’ai effacé sans faire exprès toute ma base de donnée précédente. Une équipe d’experts est sur le coup pour la retrouver, mais je ne miserais pas beaucoup d’argent sur leurs chances de réussite.

Bien évidemment, dès que j’aurais le temps, je vais arranger cette template affreuse et faire quelque chose de joli à la place.

En attendant, je vous annonce officiellement le lancement de (k), et vous y invite, par la même occasion.

Princesse dans le caniveau«Venez célébrer le lancement des séries (k) de Sophie Bienvenu et Rock & Rose de Marie Hélène Poitras.
L’événement se tiendra le 13 mai dès 17 h à la Sala Rossa au 4848, boulevard Saint-Laurent.

De plus, vous aurez la chance d’assister aux prestations des groupes Le Husky et Numéro#, et à la lecture d’extraits par les comédiens Sophie Cadieux et François Chénier.
L’événement est gratuit et ouvert à tous.

RSVP d’ici le 11 mai à info@courteechelle.com